Cameroun : L’IRAD mobilise chercheurs et décideurs autour de l’approche « One Health » pour contrer les maladies zoonotiques
Yaoundé a accueilli le 18 mars 2026 un atelier institutionnel de haut niveau organisé par l'Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD), réunissant scientifiques, acteurs publics et privés autour d'une ambition commune : renforcer les capacités nationales face à la menace des maladies transmissibles de l'animal à l'homme.

Placée sous le thème «Renforcement des capacités dans l’approche « One Health » pour la prévention des maladies zoonotiques au Cameroun», cette rencontre s’est tenue dans la salle des Actes de l’IRAD à Yaoundé, sous la conduite du Dr Noé Woin, Directeur général de l’institution. Elle s’inscrit dans le cadre du projet Afrique-Cambodge, connu sous l’acronyme AFRICAM, dont l’ambition est de prévenir l’émergence de maladies zoonotiques dans cinq pays : le Cameroun, la Guinée, Madagascar, le Sénégal et le Cambodge. Ce projet est coordonné conjointement par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD), avec l’appui financier de l’Agence française de développement (AFD).
Au cours de la séance d’ouverture solennelle, aux côtés du Dr. Eunice Ndo, point focal IRAD responsable de la coordination de l’activité, Dr Francis Ngomè, Directeur général adjoint chargé de la recherche scientifique à l’IRAD, a invité l’ensemble des participants à s’engager pleinement dans les échanges. Chercheurs, enseignants, doctorants, acteurs du secteur public et du secteur privé étaient conviés à confronter leurs expériences de terrain, à partager les résultats engrangés dans le cadre du projet AFRICAM, et à formuler des propositions concrètes susceptibles d’éclairer les choix stratégiques des décideurs.
L’atelier poursuivait trois objectifs principaux à savoir : partager et enrichir les résultats des travaux menés depuis le lancement du projet; ouvrir un débat approfondi sur les mécanismes d’interaction entre les institutions et les différentes parties prenantes autour de l’approche dite « One Health » — ou « Une seule santé » —, qui postule que la santé humaine, animale et environnementale sont intimement liées et doivent être appréhendées de manière intégrée. Enfin, les participants ont été appelés à contribuer à la rédaction de notes d’orientation stratégique, des policy briefs, destinés à guider l’IRAD et les décideurs publics dans leurs futures politiques de prévention.
Au-delà de l’échange scientifique, cet atelier témoigne de la volonté du Cameroun de jouer un rôle actif dans la gouvernance sanitaire régionale, en s’appuyant sur une approche transversale qui dépasse les cloisonnements disciplinaires traditionnels. Les orientations qui en émergeront devraient, à terme, contribuer à renforcer la résilience des systèmes de santé et de production animale, non seulement au Cameroun, mais dans l’ensemble des pays partenaires du projet AFRICAM.
N.C. B



